Chronique de la SNEQ (10 de 12)

Le Québec, un pays. Pourquoi pas ?

L’avenir est aux petites nations. L’échec du modèle canadien et européen nous fait constater l’impasse des peuples aux intérêts très distincts. Chacun en appelle à une renationalisation, à la reconquête de son identité.

Nous vivons le régime du multiculturalisme canadien. Celui qui ne tolère pas qu’on remette en cause ses principes démocratiques. La primauté des droits individuels s’inscrit dans des textes sacrés… les notions historiques sont écartées et la nation fondatrice devient une ethnie parmi d’autres.

Ce régime veut affranchir le gouvernement du principe de la souveraineté démocratique ou populaire davantage perçue comme une tyrannie de la majorité. C’est le législateur qui s’efface devant un gouvernement des juges.

Des droits collectifs exclus nait l’échec du vivre-ensemble dans un espace public. La crise des accommodements nous le rappelle. Il faut reconstituer un espace public en mettant l’accent sur ce qui nous rassemble dans un pays formaté à notre identité et selon nos valeurs.

La Commission nationale des États généraux sur la souveraineté consulte en vue d`une démarche constituante et a déjà identifié, dans une première phase, 92 blocages avec le fédéral. De cette vaste consultation sortira un projet de Constitution qui fixera les grandes balises et les repères identitaires dont un peuple a besoin pour vivre et s’épanouir (ex: Loi 101, Charte des valeurs, Droits de la personne…).

Dixit Robert Laplante: «Les Québécois ont du mal à l’admettre, mais ils vivent sous la botte d’un peuple étranger, sous l’empire d’un ordre constitutionnel illégitime conçu pour les réduire à l’impuissance».

Armor Dufour, administrateur de la SNEQ

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Publiée dans le Courrier du Fleuve et le Saint-Laurent-Portage, le mercredi 5 mars 2014.

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